Négos conventionnelles : 240 M€, « C’est clairement insuffisant au regard des attentes de la profession de kinésithérapeute »
Les propositions de la CNAM :
- 135 M€ pour l’augmentation des AMS ( 0,3 point par étape),
- 50 M€ pour l’incitation aux prises en charge à domicile,
- 20 M€ pour la création d’un acte de repérage de la fragilité
- 10 M€ pour la revalorisation des actes en balnéothérapie
- 25 M€ pour les zones sous-dotées, ainsi qu’une régulation renforcée dans les zones surdotées.
Avec nos sensibilités et appétences respectives, nos trois organisations syndicales représentatives ont joué le jeu de la transparence dès l’entame des négociations avec l’assurance maladie. Des contributions écrites ambitieuses ont été adressées avec des propositions chiffrées et une ouverture à la discussion sur l’évolution du zonage et la maîtrise démographique et la refonte de la nomenclature. Ils attendaient en retour que l’assurance maladie se saisisse des évolutions structurantes portées par la profession et engage un investissement significatif. Or, les propositions avancées par la CNAM demeurent très insuffisantes.
La kinésithérapie est une discipline au carrefour de nombreux enjeux de santé publique. La prévention de la perte d’autonomie, le développement des pathologies chroniques, la qualité de vie de travail, la lutte contre la sédentarité et les conduites addictives sont autant de sujets sur lesquels notre profession est engagée. Après 10 ans de gel tarifaire qui ont conduit à une érosion substantielle du pouvoir d’achat des kinés, les syndicats déplorent que l’assurance maladie n’ait pas pris la mesure des enjeux de la profession qu’elle considère, à tort, comme un coût et non un investissement pour la santé publique.
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